Lucien Lewandowski (1938-2022) est décédé

C’est par un communiqué du Vénissieux Handball que Actu-Vénissieux a appris le décès de Lucien Lewandowski, survenu ce samedi 19 février un nom que tous les amateurs de handball connaissent dans la région et peut-être nationalement. 

Lucien Lewandowski avec son beau-frère René Dauphin  ont été les créateurs   d’une section de hand au sein du Collège Aragon en 1962 qui donnera ensuite l’Amicale laïque du Centre Pasteur jusqu’à à l’aboutissement de cette grande aventure : le titre de champion de France 1992 avec Handball Vénissieux 85. 
Une aventure qui a permis notamment le renouveau du handball national. Les Lathoud, Monthurel, Lepetit Mounier et Kervadcc ont été les joueurs du HBV 85 et le socle des « Barjots », qui finiront à la 3e place du podium des JO de Barcelone en 1992. 
Lucien Lewandowski a tout donné à sa passion. Lui le natif de Gleizé a été joueur de D1 à Villefranche. Mais le handball à l’époque ne nourrissait pas le sportif. Il fut après ses études au lycée Claude Bernard à Villefranche et à l’École Normale, enseignant à l’Arbresle puis professeur d’allemand et d’EPS au collège Louis Aragon de Vénissieux. Il nous avait confié en 2009. « Dans ma vie professionnelle, il fallait jongler.  Je faisais partie d’une équipe d’enseignants très solidaires. C’est dans cet état d’esprit que s’est créé la classe de sport d’études. J’ai enseigné de la 6e à la 3e. Le sport m’a apporté beaucoup également dans ma vie professionnelle au niveau des relations humaines. Nous avons fait notre possible pour que ces sportifs, une fois leur carrière sportive terminée, ne se trouvent pas sans rien » 
Si Lucien était intarissable sur la discipline et pouvait évoquer avec des trémolos dans la voix, ses éducateurs Serge Saissac, le pilier de cet aventure handballistique, Jean-Pierre Merlaud, Gerald de Haro et  bien sûr Sead Hasanefedic le coach du titre, il n’oubliait pas les personnages politiques qui avaient permis  une telle aventure: MM Sanlaville, Camilli, Navarro…

« Si certains trouvaient que le handball était une danseuse pour Vénissieux, à l’époque nous passions deux fois par semaine sur les télés nationales et régulièrement en région. Quand on fait le calcul du prix des spots publicitaires en vecteur communication, je demanderais aux gens d’aligner les chiffres et ils verront. Il ne faut pas négliger non plus l’impact positif pour le renom de Vénissieux »
Pour Lucien, cette aventure restera à Vénissieux sans lendemain. « A ce niveau, c’était impossible. C’est trop demander à une commune. Il fallait avoir des réponses d’agglomérations. Les infrastructures sportives ne doivent pas devenir les jeux du cirque. Il faudrait que les dirigeants actuels ou futurs ne lassent pas trop les gens. Il y a autre chose que le sport dans la vie »

Le sport fut une passion qu’il avoue l’avoir rendu aveugle à un certain moment.
« Quand je retourne à « Jacques Anquetil » et quand je me dis que des rencontres de Coupe d’Europe s’y sont déroulés, je me dis qu’il fallait être un peu fou ! »Lucien était père de 3 enfants et de cinq petits-enfants. Son inhumation est prévue le 4 mars. 

Toutes nos condoléances à sa famille, ses amis et au club Vénissieux Handball émanant du HBV 85, association qu’il aidait dès que l’on faisait appel à lui . 

Bon voyage Lucien!

Lucien Lewandowski avec sa casquette le 28 mai 2016 lors des 50 ans de la création du club de handball local – On reconnaît Lathoud, Bachelet, De Haro…
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